Le courant passe entre elle et moi, surtout la nuit.
Mais regarde cet artwork !
La mer étincelle à cette heure, aussi soigneusement fragmentée que le spleen qu’elle sème dans son sillage, petits débris indociles qui ont le goût de tes doigts après l’amour – passe-moi la pochette du disque pour quelques traces, je suis livide et pauvre comme les guerriers qui rient de leurs victimes, calés sur un banc, sacoche en bandoulière et langue pendante, les épées tranchent le crépuscule lorsqu’ils les délivrent de leur fourreau.
Ce disque est inouï, il me perfore en permanence, chaque track a quelque chose d’unique à proposer; l’atmosphère moite se déhanche sous les étoiles, collé à toi comme dans un club.
All eyes on you est un morceau que j’aurais adoré composer – pour toi, il clôt l’album en t’arrachant le coeur.
J’ai jamais entendu un truc pareil, c’est un disque immense et mélancolique, l’ultime déclaration d’amour du poète à la fille qui lui crève la peau, tu sais, j’épie l’avenir le goût du danger vissé au corps, conquise par ce sourire lumineux que je n’ai vu nul part ailleurs.
juste une dernière fois – le mec part dans les aigus et d’habitude ça m’horripile mais là c’est putain de magnifique, ça me ramène quelques années en arrière, en plein dans les Ténèbres, sauf que cette fois, je vois tout d’en haut. J’ai enfin réussi à mettre toute la distance nécessaire pour y repenser sans m’effondrer, la Nuit a retrouvé son innocence.