Quadrilogie – Steven Spielberg 

Des airs de Western acidulé


 Le dos couvert d’arachnides velues, l’Aventurier sautille adroitement vers la miniature dorée, déjouant les pièges, fléchettes empoisonnées, destructions en chaîne, poursuite dans les prés: Immense parc d’attraction rieur qui tend la main aux âmes les plus joueuses. Le nez, couvert de poussière et collé aux pages d’un vieil ouvrage émietté, assoiffé de savoir, tremblant, les pupilles dilatées, flamboyant à la vue d’une carte mystique – Mais la découverte à un prix, Indi!- l’air s’assèche, le fouet claque dans un coin de sa tête, chapeau sur les paupières, kilomètres engloutis.. Jeune femme révoltée, gorgée d’alcool et de courage, très vite, enfile, comme par habitude la robe épurée de l’ennemi intime, rongeant son envie de vengeance à petite bouchée.. Pourvue d’une énergie folle, la caméra s’escrime à nous faire voyager aux quatre coins du globe, transperçant l’atmosphère, brassant les substances : bar enneigé baigné de whisky, terrasse dorée tapissée de fruits juteux, forêts moites aux allures de fauves affamés.. Le crotale siffle, le fouet ondule, Docteur Jones transpire, et même, recule – Les foules, les foules très chaudes, grouillantes, bouillantes, à 2 pattes, à 4 pattes qui gigotent, qui grignotent, prudence, Indi, prudence, ton père, avant toi, s’y est frotté, crois-moi…

Les ombres scrutent…