Je me suis préparée pour les étoiles, en distance tactique, les doigts mouillés de gelée rouge, des moutons de fumée sur les chaussures. Faut pas la toucher ni l’embrasser comme elle a l’âme rouillée du temps qui perd son temps et les gencives à vif des chiens qui ont la rage.
Ces derniers jours, dès que je sommeille un peu, ton visage vient tranquillement me harceler, comme le soleil qui tape sur les bouteilles posées sur le rebord de fenêtre, humides de flotte et de savon; l’intérieur brille comme une mine aux parois criblées de diamants. Partie à la recherche d’un trésor à l’aide d’une carte faussement médiocre, j’assiste à un parfait naufrage. Peut-être que tu as l’âme trop frénétique de ceux que tu chasses la nuit ou peut-être que tes rêves ont aussi la peau dorée et qu’il suffirait d’un peu de courage pour une aurore radieuse, resplendissante, habitée par un peu plus que ton souvenir. La faute à des intestins tassés de trouille et un souffle chétif qui n’a plus rien de subversif ni d’insolent.

Nique les tops qui sortent avant le 31 du dernier mois de l’année, comme si décembre ne comptait pas.

Paint Ain’t Mine, On de Mf Head et Mythical ont tout d’une sainte Trinité flinguée qui marchera à tes côtés dans cette drôle de ville fantôme habitée par les recalés du purgatoire et les camés des auréoles.

Vraiment, cet album me rend folle.